Saint Sulpice le Pieux

17 Janvier

Évêque de Bourges (647) l'un des grands évêques de la Gaule. Il a donné son nom à la célèbre abbaye de Saint Sulpice, anciennement monastère de Notre-Dame de la Nef, où il fut inhumé (aujourd'hui maison des Petites Sœurs des Pauvres à Bourges).
Au moins 350 paroisses, en France, en Belgique, en Suisse ... l'honorent comme Saint Patron, preuve évidente du rayonnement de l'abbaye Saint Sulpice de Bourges.
Dans les seules limites du Berry, bien qu'aucune commune ne porte son nom, on peut relever 22 paroisses ou chapelles dédiés à Saint Sulpice : Allogny, Ardenais, Azy, Bannegon, Mornay-Berry, La Chapelle Montlinard, Balzème, Bazeiges, Bretagne, Buxeuil, La Châtre l'Anglin, Guilly, Hervaux, Jeu-Maloche, Lingé, Mérigny, Niherne, Onzay, Orville, Roussines et Sauzelles.
Dès le XVème siècle, la paroisse de Vatan, où la tradition place le berceau de Saint-Sulpice, avait chapelle et vicaire en son honneur. Une petite chapelle dans la forêt de Lancôme (dépendant de Vendoeuvres) était encore voilà quelques années un lieu de pèlerinage où est honoré Saint Sulpice, le 27 août de chaque année.
Cette date rappelle celle de la translation de reliques qui eut lieu le 27 août 1518, de Bourges à Paris, en l'église Saint Sulpice, dépendant alors de l'abbaye de Saint Germain des Prés. M. Olivier curé de cette paroisse de 1642 à 1657, donna le nom de Saint Sulpice à la compagnie des prêtres qu'il institua pour la formation du clergé. Les Sulpiciens s'établirent à Bourges en 1679, et depuis lors, à part les interruptions de la révolution et la séparation, ils n'ont cessé, en des résidences diverses de former le clergé berrichon.
Fêté le 18 janvier à une époque.

(Selon Mgr Villepelet livre édité en 1968)

Au moyen-âge, l'opinion fait naître Saint Sulpice à Vatan, sa famille était
du 1er rang. Il fut élevé au palais royal. Pieux dès l'enfance, il étudiait
l'écriture, en bourrissait ses desseins de continence et d'abstinence en
même temps qu'une flamme d'apostolat. Il avait le don précoce de persuasion
: des hommes d'âge aussi bien que des jeunes gens se convertissaient à sa
voix. Il soulageait les pauvres et les prisonniers. On disait qu'il chassait
les démons et guérissait les malades. Il se revêtait d'un habit de pénitent
pour aller prier en secret, la nuit dans une église abandonnée et à demi
détruite par les guerres.; à l'aube il reprenait son vêtement ordinaire et
ses armes. Il aimait à restaurer les églises ainsi ruinées, comme il y en
avait alors beaucoup, et a édifier des basiliques d'un travail nouveau. Une
telle vie le menait tout droit à l'état d'ecclésiastique.
C'est pendant son ministère à Bourges que Clotaire II , successeur de
Thierry, le réclame pour le poste d'abbé des camps (in castris abbatis),
c'est à dire d'aumônier du palais. Il souscrit aus actes du concil de Clichy
le 27 septembre 626 (ou 627). Il consacre son ami Didier le 8 avril 630 à
Cahors. Il prit à tâche la conversion des hérétiques, des juifs et des
non-catholiques que nos vieux auteurs appellent, comme au temps du christ,
gentiles. Ainsi ses conquêtes spirituelles furent immenses.
Il ne couchait pas dans un lit mais sur des nattes et des tapis grossiers.
Il faisait répandre des cendres dans sa cellule pour s'y prosterner en prière
la nuit. Il avait une prédilection pour les jeûnes qu'il prolongeait
plusieurs jours. Pendant longtemps il ne posséda ni n'employa de de
vaisselle d'argent; il ne se servait que de poteries, d'objets de bois ou de
marbre. Il était toujours affable et et hospitalier. Sa charité s'étendait
facilement aux méchants.. Il prit comme coadjuteur Vulfolède qui deviendra
son successeur et qui est connu sous le nom actuel de Saint Florent.
Pourquoi un coadjuteur pour pouvoir se consacré lui même aux pauvres. Il
mourut le 17 janvier 644 selon la Gallia Christiana d'où sa fête se jour là.

(Selon Maurice de Laugardière, livré édité en 1951)

Saint Sulpice le Débonnaire vivait sous le règne de Clotaire II, où il fut
nourri en sa jeunesse. Il le nomma abbé de Notre Dame de Nef, qu'il avait
nouvellement fondé. Il fut élu archevêque en l'an 625 et assista au concile
de Reims la même année. Il était archidiacre de Bourges lors de son
élection. Il consacra saint Didier évêque de Cahors à la prière du Roy
Dagobert l'an 635.  Il quitta volontairement la dignité archiépiscopale et
fit subroger à sa place Vulfolade (futur Saint Florent). l'an 642. Il mourut
le 16 janvier 644 et son corps fut inhumé en l'église Notre Dame de Nef, à
laquelle il donna son nom. Il eut pour amis Saint Didier de Cahors, Saint
Ouen de Rouen et Saint Éloy de Noyon.

(Selon Gaspard Thaumas de la Thaumassière, livre édité en 1689)