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Lorsque la religion chrétienne eut été adoptée par la plupart des Gallo-romains, la "cité" de Bourges fut administrée du point de vue religieux par un évêque, plus tard Archevêque. Elle forma ainsi le diocèse de Bourges, qui, de bonne heure, fit partie de l'Aquitaine Première, s'étendant sur tout le Massif Central. Bourges en fut la métropole et l'Archevêque se prévalut alors du titre de Primat d'Aquitaine, jusqu'au jour où l'archevêque de Bordeaux, Bertrand de Got, devenu Pape sous le nom de Clément V en 1305, donna la Primatie d'Aquitaine à son ancien siège et celle des Aquitaines à Bourges. L'archevêque de Bourges portait encore le titre de Patriarche. Au Moyen Age, le diocèse de Bourges était le plus grand de France et en 1211, le roi Philippe II nomme l'Église de Bourges "l'une des plus illustres parmi les églises du Royaume". Le nombre des paroisses ne semble pas avoir beaucoup varié au cours des âges : 733 en 1327, 772 en 1603, 802 en 1776 et 791 à la veille de la Révolution ; distribuées entre 9 archidiaconés et 20 archiprêtrés. Les limites du diocèse débordaient dans les départements actuels du Loir-et-Cher, du Loiret et surtout de l'Allier.Reconstitué au lendemain du Concordat, il devint le chef-lieu de la Province ecclésiastique de Bourges. Il faisait partie de la Région apostolique du Centre. Il comprend deux archidiaconés : celui du Cher et celui de l'Indre. En 1994, les doyennés et les paroisses ont été complètement réorganisés à la suite du synode diocésain de 1990. Le 8 Décembre 2002, la province ecclésiastique de Bourges est démantelée par décision de la commission des évêques de France. Elle garde cependant le titre d'archevêché et fait partie de la province ecclésiastique de Tours. |