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St Paul en Carême A la différence du temps ordinaire où nous suivons le déroulement d'une épître de Paul, le lectionnaire du Carême propose un choix de textes qui insistent principalement sur la grâce prévenante de Dieu et le rôle du Christ dans le salut.
Le jour des Cendres, nous entendons l'appel solennel de Paul, ambassadeur du Christ : « Laissez-vous réconcilier avec Dieu. » (2 Corinthiens 5,20-6,2) . A Corinthe des fidèles se sont opposés à l'Apôtre. Il a fallu les bons offices de Tite pour apaiser les esprits. Pour préparer une nouvelle venue Paul envoie alors une lettre d'explication. Dépassant le conflit d'alors, il nous introduit au coeur du mystère du salut par une formule paradoxale : Dieu a en quelque sorte identifié son Fils au péché des hommes pour les sauver. Mystère de la solidarité entre le Christ et nous. Prenant sur lui notre péché, le Christ nous communique sa justice. Comment pourrions-nous négliger une telle invitation ? « C'est maintenant le temps favorable, » N'attendons pas qu'il soit trop tard.
Le Ier dimanche de Carême nous fait lire la conclusion du déluge, marquée par le signe de l'arc-en-ciel (Genèse 9,8-15) . L'arme de chasse et de guerre devient le signe de l' alliance accordée à Noé et à tous ses descendants, une alliance donc à valeur universelle. Dans un texte compliqué, Pierre invite à voir dans l'arche de Noé le symbole de l'Eglise (I Pierre 3,16-22). L'eau qui détruit le monde pécheur est en même temps l'élément qui sauve par le baptême.
Au 2d dimanche de Carême, dimanche de la Transfiguration, retentit la voix du Père : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le. » Qui est ce Fils par qui s'accomplit le plan divin de salut ? Jésus Christ auquel la mort n'a pas été épargnée (Romains 8,31-34). L'allusion au sacrifice d'Isaac, entendu en première lecture, est évidente. Alors qu' Isaac a échappé au dernier moment à l'immolation Jésus, lui, est passé réellement par la mort avant de ressusciter. Cette mort du Fils est le signe le plus évident de l'amour de Dieu pour nous : « Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous? Il n'a pas épargné son propre Fils, Il l'a livré pour nous tous... » (Rm 8,31) Comment ne pas s'étonner que Dieu ait pu livrer son Fils à la mort ? Il faut comprendre que Dieu est assez puissant pour tirer du mal le bien. Mais la mort ne pouvait avoir le dernier mot. Le Christ est ressuscité, siégeant à la droite de son Père pour plaider notre cause. Il faudrait prolonger la lecture jusqu'à cette magnifique exclamation de Paul : « Qui pourra nous séparer de l'amour du Christ ? » Saurons-nous vraiment répondre présents à l'appel à la réconciliation, entendu le jour des Cendres ?
Au 3e dimanche nous prolongeons notre méditation sur la mort du Christ : mort la plus infamante, la plus cruelle, sur une croix (I Corinthiens I,22-25). Si le Christ est mort en croix, c'est pour condamner les fausses valeurs du monde, le culte de la puissance, l'attrait de l'argent, la glorification du sexe. La croix du Christ nous met au pied du mur. De quelles servitudes devons-nous nous libérer, pour être chrétiens ? A quelle liberté sommes-nous appelés ? Cette lecture nous prépare directement à la célébration de la Semaine Sainte.
Au 4e dimanche nous lisons comme un condensé de toute la théologie de Paul (Ephésiens 2,4-10). L'épître aux Ephésiens commence par un triste constat : tous sont pécheurs, païens et Juifs . Mais « Dieu est riche en miséricorde », comme le commenta Jean-Paul II dans une encyclique. Le Père nous sauve gratuitement, en nous incorporant par la foi au Christ. On dirait même que tout est acquis : serions-nous déjà ressuscités? En espérance, certes, à condition que nous nous appuyions sur la seule grâce du Christ et non sur nos propres forces. « C'est bien par la grâce que vous êtes sauvés. » Nos actions seraient-elles alors sans importance ? Pouvons-nous agir à notre guise, comme si la foi suffisait ? Non, il faut correspondre au plan de Dieu sur nous, en accomplissant jour après jour les actes que Dieu a prévus pour nous. S.Ignace de Loyola disait : « Il faut t'engager comme si tout dépendait de toi, et néanmoins savoir que tout dépend de Dieu » (cité par le Cardinal Martini, Le rêve de Jérusalem, aux éd. du Cerf, 2009, p.124)
nous lisons le passage de l'Evangile de S.Jean relatant le trouble de Jésus à la pensée de sa mort prochaine et sa prière d'abandon total. Cette scène constitue un préliminaire à l'Agonie, telle que les trois autres évangélistes nous la rapportent au jardin de Gethsémani. De son côté l'auteur de l'épître aux Hébreux évoque en termes dramatiques la prière angoissée de notre grand-prêtre (5,7-9). C'est ainsi qu'il a appris l'obéissance, non certes qu'il ne l'ait pas vécue auparavant, mais parce qu'il en a éprouvé tout le poids dans cette tension extrême entre sa volonté humaine et la mission que son Père lui assignait. Oui, ce Jésus peut nous sauver en vérité, parce qu'il a pleinement partagé notre souffrance, dans l'espérance. C'est ainsi qu'il nous a tracé la route à suivre. Elevé sur la croix, il peut attirer tous les hommes (Jn 12, 32) . Laissons-nous donc attirer pour une conversion authentique, dans la célébration prochaine de Pâques. E.Cothenet --- --- --- --- --- --- --- --- ---
Communiqué du Père E. Cothenet le 18 décembre 2008
Version téléchargeable du communiqué de décembre en PDF Version téléchargeable du communiqué d'octobre en PDF Ier trimestre 2009 De bons échos nous viennent des nombreux groupes qui se réunissent régulièrement selon le programme proposé par les fiches de lecture. Chaque mois, Sr Marie-Amélie apporte un précieux éclairage sur les textes à méditer. Rappelons les dates : les lundis 19 janvier, 16 février, 16 mars, 20 avril, 18 mai, à 14h.30, à la Maison diocésaine.23, rue Nicolas Leblanc, Bourges
Rencontre de préparation le mercredi 7 janvier, à 20 h.30, à la Grange des Dîmes.
A mi-parcours de notre année St Paul, une journée d'approfondissement vous est offerte, le samedi 14 février, de 10 h. à 16 h., à la Maison diocésaine. Au programme, tour d'horizon sur le travail des groupes, réponse aux questions et approfondissement de questions clefs, comme la position de Paul par rapport au judaïsme, la justification par la foi... Le programme plus détaillé sera bientôt communiqué.
Conférence Le lundi 5 mars, à 14 h.30 et 20 h.30, à la Maison diocésaine, 23, rue Nicolas Leblanc, Bourges La vie nouvelle du chrétien, par Sr Marie-Amélie et le Père Cothenet.
(mise à jour de février 2009) mardi 3 mars, à 14 h 30 ou 20 h 30, salle Notre Dame,19, av. des Marins, Châteauroux jeudi 5 mars, 20 h 30; Centre paroissial du Poinçonnet La vie nouvelle du chrétien, par le Père Joël Massip
samedi 14 mars , de 9 h.30 à 16 h.
, récollection à Chatillon-sur-Indre par le Père E. Cothenet
mercredi 18 mars : 18 h. ,
Jars (Cher) : la conversion de Paul et la nôtre par le Père E.
Cothenet
Prière de communiquer au Père Cothenet (edouard.cothenet@orange.fr), 5, rue de la Cage Verte, Bourges, les diverses initiatives qui seront prises au cours de cette année St Paul.
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la conversion de St Paul sur le chemin de Damas selon la tradition "le choc fut tel, qu'il en tomba de cheval" |
Prière à l'apôtre St. Paul
Aide-nous à devenir apôtres
A lui, la gloire, dans l'Église et
en Christ (Ep 3,21) |
St Paul remet ses lettres à Timothé et Silas. (mosaïque du XIIème) |